Avant-propos par Marion Aubert
Marion Aubert est née en 1977 à Aurillac.
Elle fonde la compagnie Tire pas la Nappe.
Elle a écrit de nombreuses pièces, qui ont toutes été créées.
>Variation autour du rapport entre écriture et plateau
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Le jeu. Lorsque je suis allée au théâtre pour la première fois, j’ai été prise de convulsions. J’ai déchiré mes vêtements pour mieux sentir l’événement. Tellement j’avais chaud. Le médecin est intervenu immédiatement. «Il faut soigner le mal par le mal». Tel était son diagnostic. Il m’a jetée en pleine lumière. Aussitôt, j’ai repris mes esprits. J’ai récité deux ou trois poésies de ma composition. L’air du plateau m’a fortifiée. Depuis, je ne suis toujours pas guérie. Si je traîne trop longtemps mes guêtres dans le réel, je dépéris. L’écriture. Il paraît parfois que les bébés pleurent sans raison aucune en fin d’après-midi. En fait, ils pleurent rarement pour rien. Ils se déchargent d’une vieille angoisse. Moi c’est pareil. J’écris comme les bébés pleurent. Et le soir, entre 17 et 18 h, je pousse de petits cris.
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Le jeu... (1ère partie)
Mais ai-je au moins des idées de mise en scène lorsque j’écris ? (2nd partie)
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